Contrefaçon: un million d’articles détruits

Fausses montres Rolex, Ray-ban factices, pièges à cafard… Près d’un million d’articles contrefaits ont été détruits aujourd’hui par les douanes, à l’occasion de la 3è journée nationale de destruction de contrefaçons. La marchandise, saisie au cours des dernières mois lors d’opérations de contrôles menées par les douaniers, a été détruite sur 21 sites répartis sur l’ensemble du territoire national, y compris en Outremer. Parmi les objets détruits figurent une part importante de parfums et produits de beauté contrefaits, mais aussi des articles de maroquinerie, des téléphones portables et des jouets destinés aux ventes de Noël, ont précisé les douanes. Venu assister à une destruction de contrefaçons passées au rouleau compresseur devant un entrepôt d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le secrétaire d’État au budget, Christian Eckert, a insisté sur le caractère « protéiforme » du phénomène. « Les médicaments occupent toujours une part inquiétante des saisies effectuées cette année et constituent, en volume, la première catégorie de marchandises contrefaites saisies », a assuré M. Eckert.

Mais « les saisies de contrefaçons de produits alimentaires sont également à signaler », tout comme celles de « produits d’hygiène », a-t-il ajouté, en soulignant le caractère « dangereux » des objets contrefaits pour les consommateurs. En 2014, la douane française a saisi 8,8 millions d’articles de contrefaçon, dont 1,5 million dans le fret express et postal. En 2015, le nombre de saisies devrait être sensiblement le même, l’Asie restant de loin la première zone géographique d’origine des produits, ont précisé les douanes, qui évoquent une mutation des trafics, liée à internet.

« Avec le développement croissant du e-commerce (commerce électronique, ndlr), la lutte contre la contrefaçon sur internet prend chaque année une part plus importante dans l’activité douanière », a précisé M. Eckert. Depuis janvier, les frets express et postal représentent ainsi plus de 65% des constatations douanières, contre 43% sur l’ensemble de l’année 2014.

Insistant sur l’importance des « partenariats » entre acteurs publics et privés dans la lutte contre la contrefaçon, le secrétaire d’État a ainsi invité les opérateurs de commerce en ligne à « s’associer pleinement » aux efforts pour mettre un terme aux trafics.

lefigaro.fr/AFP (05/11/15)