Visite des locaux de la future juridiction unifiée du brevet

Le 4 mai, j’ai eu le plaisir de visiter les locaux de la future juridiction unifiée du brevet (JUB), en compagnie de Max Brunner, chargé de mission auprès du chef du service des affaires européennes et internationales du ministère de la justice, et de Fabrice Claireau, adjoint à la conseillère juridique du Secrétariat général des affaires européennes (SGAE).

La JUB disposera d’une compétence exclusive pour les actions relatives à la contrefaçon et à la validité des brevets européens « classiques » (au sens de la convention de Munich de 1973) et des futurs brevets européens à effet unitaire (au sens des règlements européens des 11 et 17 décembre 2012).

Elle sera la première juridiction européenne commune en charge du contentieux civil. Elle rendra des décisions exécutoires sur le territoire de tous les États membres contractants, renforçant ainsi la sécurité juridique des titulaires de brevets européens et garantissant l’effet uniforme du brevet européen à effet unitaire.

Elle comprendra un tribunal de première instance, composé d’une division centrale, de divisions locales (jusqu’à quatre par État) et de divisions régionales (communes à plusieurs États). Le siège de la division centrale sera situé à Paris et le premier président du tribunal de première instance sera un ressortissant français.

Elle comprendra également une cour d’appel et un greffe, situés à Luxembourg. Le centre de formation des juges sera localisé à Budapest et le centre de médiation et d’arbitrage sera partagé entre Ljubljana et Lisbonne.

L’entrée en fonctions de la JUB est conditionnée à la ratification par l’Allemagne de l’accord du 19 février 2013 relatif à une juridiction unifiée du brevet. À la fin de l’année dernière, le parlement allemand a autorisé la ratification de l’accord. Deux plaintes ont cependant été transmises à la Cour constitutionnelle fédérale d’Allemagne, qui devrait prochainement rendre sa décision.