Roissy-en-Brie : il revendait sur Internet des maillots Nike du PSG contrefaits

La Brigade de recherches de la gendarmerie de Meaux a mis fin à l’activité très lucrative d’un père de famille de 26 ans. Depuis trois ans, il revendait sur des sites Internet des contrefaçons fabriquées en Asie de la tunique parisienne.

C’est la société Nike elle-même qui a alerté le parquet de Meaux. Après avoir repéré les annonces sur Internet de maillots du PSG siglés de la marque américaine et vendus 40 euros, elle s’en est fait livrer à Meaux afin de vérifier qu’il s’agissait bien de contrefaçons.

Jamais condamné par le passé, ce père de famille de Roissy-en-Brie âgé de 26 ans a été jugé par le tribunal correctionnel de Meaux pour « importation, détention et vente de marchandise contrefaite » entre 2014 et 2017. Les juges l’ont condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une amende de 20 000 euros, dont 15 000 avec sursis. Il est donc ressorti libre et ne doit verser que 5000 euros d’amende.

Il a été interpellé mardi par les gendarmes de la Brigade de recherches de Meaux, qui le surveillaient depuis plusieurs mois. A son domicile, les enquêteurs ont découvert environ 200 pièces contrefaites, essentiellement des maillots de sport de la marque Nike portant l’inscription PSG.

« Quand le prévenu dit passion, moi je dis profit », a accusé le substitut du procureur Hélène Griffoul. « Je ne me suis pas enrichi. Je n’avais pas réalisé l’ampleur de ce que je faisais », a bredouillé le prévenu. Le jeune homme, chauffeur de VTC le matin, s’adonnait à son petit commerce l’après-midi, grâce à son téléphone portable.

« L’enquête très minutieuse des gendarmes a montré que vous avez mis en place tout un circuit. Vous achetiez la marchandise sur Internet sur des sites basés à Honk-Kong. D’ailleurs, les douanes avaient déjà intercepté une dizaine de livraisons. Ensuite vous revendiez les contrefaçons sur le boncoin.fr ou votre page Facebook. Vous alliez même jusqu’à livrer vous-même vos clients dans la région parisienne», a détaillé le président Olivier Protard.

Le prévenu achetait le maillot 14 euros et le revendait 40 euros. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 727 annonces publiées sur 112 jours, 16 900 euros de bénéfices en 2015. Le « commerçant » multipliait son salaire par deux. « Cette activité lucrative vous a permis de vivre, sans rien déclarer aux impôts et aux organismes sociaux », s’est agacé le magistrat.

En requérant dix-huit mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, le substitut du procureur a rappelé une autre réalité : «Chaque lundi, je vois au tribunal de commerce une soixantaine de gérants placés en redressement ou en liquidation judiciaire. Eux, ils essaient de payer leurs charges ».

leparisien.fr Seine-et-Marne>Roissy-en-Brie|Guénaèle Calant|14 septembre 2017, 12h30