Étude sur l’impact économique de la contrefaçon dans le secteur des vêtements, chaussures et accessoires

L’Office pour l’harmonisation dans le marché intérieur (OHMI) vient de publier, par l’intermédiaire de l’Observatoire européen des atteintes aux droits de propriété intellectuelle, une étude sur le coût économique des atteintes aux droits de propriété intellectuelle (DPI) dans le secteur des vêtements, chaussures et accessoires.

Il en ressort que la production et la distribution de vêtements, chaussures et accessoires contrefaisants (cravates, foulards, ceintures, chapeaux, gants, etc.) coûtent chaque année plus de 26 milliards d’euros aux entreprises légitimes à travers toute l’Europe, soit environ 10% des ventes totales du secteur dans l’Union européenne.

Cette perte de revenus est à l’origine de la perte de 363.000 emplois. L’industrie légitime vend en effet moins de produits qu’elle n’en aurait vendus en l’absence de contrefaçon et, partant, emploie moins de travailleurs.

En France, le commerce de vêtements, chaussures et accessoires contrefaisants coûte aux producteurs, détaillants et distributeurs environ 3,5 milliards d’euros de ventes manquées et plus de 25.000 emplois directs perdus, 36.000 si l’on tient compte de l’incidence indirecte de la contrefaçon.

Selon le président de l’OHMI, Antonio CAMPINOS, « nous avons maintenant de nouvelles preuves de l’incidence dommageable de la contrefaçon sur les revenus des entreprises et les emplois européens, dans le secteur des vêtements, chaussures et accessoires. Ces résultats aideront non seulement les décideurs dans leur travail, mais aussi permettra aux consommateurs de choisir en connaissance de cause ».

Cette étude est la deuxième d’une série d’études relatives à l’incidence économique de la contrefaçon dans un certain nombre de secteurs à travers toute l’UE. En mars dernier, l’OHMI a publié une étude relative à l’impact économique de la contrefaçon dans le secteur des cosmétiques et produits de soin personnels. Au cours des prochains mois, des évaluations similaires seront menées dans d’autres secteurs connus pour faire l’objet d’atteintes aux DPI (montres et joaillerie, articles de voyage et de maroquinerie, articles de sport, jeux et jouets, médicaments, ordinateurs, pièces de véhicules automobiles, tabac, boissons alcoolisées). 

Si l’on tient compte des répercussions sur les fournisseurs, les entreprises légitimes de l’UE perdent, en raison de la contrefaçon, 43,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et près de 518.000 emplois. Par ailleurs, les producteurs et vendeurs de faux ne payant pas de taxes, contributions sociales et TVA, plus de 8 milliards d’euros de recettes publiques au sein de l’Union européenne ne sont pas versés.

Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter l’étude en cliquant ici.